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Zorzi impressionné par un Championnat du monde particulièrement ouvert

 
Andrea Zorzi a été impressionné par la prestation défensive des Français
 
Lausanne, Suisse, le 20 octobre 2014 – Un mois après la fin du Championnat du monde FIVB de volleyball masculin, Pologne 2014, Andrea Zorzi – double vainqueur du Mondial et triple médaillé d'or en Ligue mondiale avec l'Italie – évoque un tournoi mémorable selon lui.

"Ce Championnat du monde a été étonnant à bien des niveaux. C'était extrêmement ouvert.

"La Pologne a réalisé un superbe tournoi et personne ne s'attendait à la voir évoluer à un tel niveau. Nous étions nombreux à considérer le Brésil comme favori. Les Sud-Américains ont connu un début de saison compliqué et ont subi quelques défaites en Ligue mondiale. Ils ont ensuite su rebondir et faisaient à nouveau partie des meilleures formations au monde, une habitude pour eux. Le problème, c'est qu'ils n'ont pas fait preuve de la même régularité que par le passé, même si leur façon d'aborder les grandes échéances est toujours très bonne. Ils sont très doués dans tous les compartiments du jeu, mais ils ont manqué de régularité dans les moments clés. Murilo, diminué par quelques pépins physiques, a illustré ce fait à lui tout seul au cours du Championnat du monde. Comme je l'ai expliqué dans mes analyses vidéo, j'aime beaucoup cette équipe brésilienne car elle fait preuve d'un bon état d'esprit, mais elle n'est pas aussi talentueuse que les précédentes.

"Je n'ai pas grand-chose à ajouter sur la Pologne. On sait depuis des années qu'il s'agit d'une bonne formation, mais qu'elle craquait invariablement sous la pression au moment de proposer son meilleur volley. Il y avait énormément de pression dans ce tournoi également, mais la victoire lors du match d'ouverture à Varsovie a créé un déclic. Il fallait être costaud mentalement pour évoluer devant un stade de 60 000 personnes, et les Polonais ont très bien joué. Au départ, je pensais que cette victoire était en partie due à la mauvaise prestation de la Serbie, mais la Pologne a continué à enchaîner les victoires les unes après les autres et à proposer du très beau jeu. C'était un superbe travail d'équipe et j'ai aussi été impressionné par la relation entre Antiga et ses joueurs. Il a mis un terme à sa carrière de volleyeur il y a à peine six mois et a immédiatement connu le succès en tant que sélectionneur. Il a parfaitement géré les matchs et on a vu qu'il a joué un rôle important dans ce rêve de victoire.

"Cela dit, je pense que ça ne sera pas facile pour eux de maintenir ce niveau. Ils sont en confiance et ils peuvent encore progresser, mais je ne crois pas qu'ils domineront autant que l'ont fait le Brésil et la Russie ces dernières années. De nombreux joueurs vont prendre leur retraite et il faudra compenser ces départs. L'un des problèmes sera de trouver un successeur à leur pointu Mariusz Wlazly.

"La France a également apporté un supplément de fraîcheur et a sans aucun doute pratiqué son meilleur volley avant de s'incliner sur les dernières rencontres. Même la demi-finale contre le Brésil était très serrée. Ce que j'ai vraiment apprécié dans le jeu des Français, c'est leur façon de défendre. Dans le volleyball moderne, on voit parfois une grosse dépense d'énergie en attaque et au contre. C'est d'ailleurs souvent cité comme la caractéristique la plus importante. Mais la France a démontré que l'on peut être bon même sans être particulièrement grand et que bien défendre est aussi une donnée clé qui peut vous permettre de gagner des matchs. C'était passionnant de les voir jouer de cette façon. Je pense que la défaite en demi-finale traduisait un manque de concentration et une certaine fatigue.

"L'Allemagne a connu un parcours moins compliqué. Il s'agit là aussi d'une équipe très physique qui peut compter sur Grozer, probablement l'un des meilleurs attaquants au monde. Les Allemands ont mérité le bronze même si c'était inattendu. Malgré tout, je préfère le style de jeu de la France.

"En dehors des demi-finalistes, j'ai apprécié les deux derniers matchs de l'Argentine. Je ne trouve pas que ça soit une équipe particulièrement talentueuse, mais elle a progressé au cours du tournoi, ce qui est bon signe. Je ne sais pas si ça deviendra une équipe de top niveau, mais leurs dernières sorties dans cette compétition ont été incroyables. Notamment avec cette victoire sur les États-Unis qui a privé les Américains du troisième tour.

"Beaucoup de personnes ont qualifié l'Iran d'équipe surprise, mais je ne partage pas cet avis. Cela fait deux ou trois ans qu'ils pratiquent un très bon volley et leur objectif dans ce Championnat du monde était de montrer qu'ils pouvaient gagner en régularité. Ça n'a pas été le cas, donc il leur faudra prouver qu'ils peuvent aller au bout lors d'un prochain tournoi.

"La Russie et les États-Unis n'ont pas été à leur niveau cette année.

"Généralement, les Américains parviennent à saisir leur chance, mais l'absence de Rooney s'est fait cruellement sentir. Il leur a manqué un attaquant capable de le remplacer, mais malgré les nombreux changements, ils se sont tout de même montrés réguliers. J'ai été étonné de les voir perdre contre l'Argentine. Je ne sais pas si leur victoire en Ligue mondiale peut expliquer leur mauvaise performance, ou si elle est due à une mauvaise préparation. Mais une chose est sûre : il leur a manqué un grand joueur susceptible de se montrer compétitif jusqu'au bout.

"En ce qui concerne la Russie, elle a gagné en concentration après les Jeux olympiques. Je me souviens qu'en 2013, les Russes ont remporté la Ligue mondiale en se montrant focalisés, notamment au niveau des fondamentaux derrière. Ils se sont montrés moins concentrés dans ce Mondial, moins déterminés aussi. Une équipe physique et très talentueuse ne peut espérer gagner si elle n'a pas le bon état d'esprit. C'est ce qui a manqué aux Russes en Pologne.

"L'Italie n'a pas brillé non plus et on a retrouvé ses problèmes habituels : soit elle domine le match et s'impose facilement, soit elle est mise en difficulté dès qu'il faut lutter sur chaque échange. Les Italiens doivent en tirer les leçons. Ce n'est pas facile de battre tous ses adversaires, à moins d'être prêt à se battre sur chaque ballon.

"Si les performances collectives ont été exceptionnelles, j'ai également retenu certaines prestations individuelles. D'après moi, le Français Earvin Ngapeth et le Polonais Mateusz Mika sont sortis du lot. Ngapeth est un volleyeur complet. Il a été irréprochable au service comme en attaque, et ça a été un véritable leader sur le terrain. C'était plus surprenant pour Mika. Il n'était pas considéré comme un grand joueur avant le tournoi, mais il a eu un rôle à jouer dans la plupart des moments cruciaux. Ils ont tous les deux l'âge pour disputer un nouveau Mondial en 2018, mais ce n'est pas évident de maintenir ce niveau sur la durée. J'espère les voir progresser encore, mais ça sera compliqué.

"À partir de ce constat, je ne pense pas qu'une équipe dominera à nouveau le volley mondial car beaucoup de nations progressent rapidement. J'espère d'ailleurs ne pas voir un pays survoler ses adversaires.

"L'ambiance en Pologne était incroyable. Je ne parle pas uniquement de l'affluence. Ce qui m'a réellement impressionné, c'est l'attitude positive affichée par tout le monde. Les gens étaient toujours souriants. Il s'agit d'un pays jeune qui aime le sport mais qui semble plus ouvert et plus passionné par tout type de sujets. Ils aiment le volleyball plus que tout autre pays.

"Ce que l'on peut aussi retenir de ce tournoi, c'est la nécessité de recourir à la vidéo. Il s'agit d'un outil qui aidera très certainement les arbitres à prendre des décisions lors des prochains matchs, même si des améliorations doivent être apportées.

"Je travaille depuis des années avec la FIVB. C'était une sacrée opportunité pour moi d'assister au Championnat du monde et d'en apprendre plus aux fans sur le volleyball. J'ai pris beaucoup de plaisir à réaliser les interviews car j'apprécie la relation naturelle créée avec chaque joueur individuellement. Ce que j'ai aimé, ce que malgré la différence d'âge, j'avais l'impression d'établir un échange spontané avec les joueurs. J'espère que ça se reflète dans les vidéos."

Andrea Zorzi est un ancien volleyeur italien, vainqueur de deux Championnats du monde FIVB de volleyball masculin en 1990 et 1994 et de trois titres de Ligue mondiale de 1990 à 1992, où il a en outre été sacré Meilleur joueur en 1990 et 1991. Il détient aussi une médaille d'argent des Jeux olympiques d'Atlanta 1996 et il a remporté le Championnat d'Europe 1989 au cours d'une carrière riche de 325 matchs. Après sa retraite en 1998, il a collaboré avec plusieurs grandes télévisions italiennes et des journaux internationaux en tant que journaliste.





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