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Phil Collin, pour l'amour de la compétition

 
Phil Collin (à gauche) du Los Angeles News Group en conversation samedi avec B.J. Hoeptner Evans, chargée de communication d'USA Volleyball, avant le quart de finale féminin à Long Beach
 
Long Beach, États-Unis, le 26 juillet 2014 – Cette semaine, l'étape à un million de dollars du Circuit mondial FIVB pourrait n'être qu'une compétition parmi tant d'autres pour Phil Collin, qui couvre les événements sportifs du sud de la Californie depuis des décennies.

Mais il sait que la Série mondiale ASICS de beach volley est beaucoup plus que cela : les foules se pressent à Alamitos Beach pour voir les compétitions internationales jusqu'à la finale de dimanche qui déterminera les médaillés d'or de chaque tableau appelés à remporter le pactole de 70 000 dollars.

Phil Collin, qui est sur le pont à la Série mondiale ASICS de beach volley pour la deuxième fois pour le compte du Los Angeles News Group, se souvient : "En 2013, l'événement a eu un succès sans borne. Il était d'une ampleur démesurée et son retentissement a été considérable pour le volley, aux États-Unis mais aussi au niveau mondial. Et cette année, ils ont vu encore plus grand."

Alors qu'il côtoie depuis des années les plus grandes équipes californiennes de baseball, basketball et football américain, le journaliste sportif confie avoir gardé un créneau chaque été pour couvrir le beach volley. Il considère que c'est un sport qui "parle pour lui-même. Tout le monde peut y jouer".

Dans la dimension locale de l'événement, il apprécie à Long Beach "la compétition entre pays qui attire les supporters. Et quand on voit l'ambiance de ce tournoi où tout se passe à la plage, il est évident que la culture locale est très présente et attirante."

La Série mondiale ASICS de beach volley présente 91 équipes masculines et féminines, ce qui crée "une densité de jeu impressionnante sur les deux tableaux. Les Jeux olympiques devraient ressembler à ça, pourquoi limiter les entrées comme maintenant à 48 équipes aux Jeux d'été alors qu'on pourrait avoir un événement comme celui-ci ?"

L'étape américaine du Circuit mondial FIVB est la troisième qu'il couvre. Nous lui avons demandé s'il avait vu des changements dans le sport depuis ses débuts en 1981, alors qu'il était un tout jeune reporter de 19 ans pour le Daily Breeze à Hermosa Beach.

"Oui, beaucoup, mais pas dans tous les domaines. L'entraînement et la nutrition ont pris une importance incomparable, bien sûr. Aujourd'hui, on voit encore au plus haut niveau des sportifs qui ont dépassé l'âge habituel de la retraite, comme Emanuel [Rego, 41 ans], Ricardo [Santos, 39 ans], Hyden [John, 41 ans] et Rogers [Todd, 40 ans]. Mais c'est vrai qu'aux Jeux olympiques de 1996 il y avait des vétérans indétrônables comme Kiraly [Karch], Dodd [Mike], Whitmarsh [Mike]. Je pense que leur présence a motivé la génération suivante et le programme d'entraînement de Dain Blanton et Eric Fonoimoana, médaillés d'or en 2000, est devenu la norme."

L'étape du Circuit mondial 2003 à Carson, tout près d'ici, a aussi été une révélation pour Phil Collin.

"En 2003, en Californie, nous avons découvert non seulement combien le reste du monde avait progressé, mais aussi que le sport était devenu très physique. C'était hallucinant de voir les 2m03 de Sascha Heyer [Suisse] s'avancer sur le terrain. Il aurait aussi bien pu être Ivan Drago de Rocky IV ! Mais en tant que professionnel, j'ai été frappé par le bon accueil des médias par les joueurs étrangers. Emanuel était et reste aujourd'hui très classe. Ana Paula [Connolly en 2003, Henkel maintenant, Brésil] faisait une très bonne ambassadrice. Il y a eu une finale mémorable avec Misty et Kerri [May-Treanor et Walsh Jennings] qui ont battu Ana Paula et Sandra Pires."

Le journaliste considère Kiraly comme le meilleur volleyeur, tous terrains confondus, juste devant Emanuel. "Il a fait partie des premiers joueurs étrangers à participer à l'AVP, puis il a confirmé sa supériorité dans le monde entier. Malheureusement, je n'ai pas assez vu jouer les Européens pendant toutes ces années."

Un tournoi comme la Série mondiale ASICS pourrait se suffire à lui-même sans les à-côtés comme la musique pour attirer les spectateurs, "mais pas dans le sud de la Californie et peut-être pas aux États-Unis. Malgré son immense succès, ça reste à l'échelle du volley dans un pays qui a ses sports et ses intérêts bien particuliers. Je pense que des Européens, par exemple, peuvent apprécier un tournoi juste pour le sport. Ici, on ne peut pas compter juste sur les fans de volley. Il faut d'abord d'autres divertissements pour soulever l'intérêt des foules. Les Américains papillonnent sans arrêt, ils sont incapables de se fixer sur la beauté du sport si on ne les attire pas avec d'autres choses."

Alors que la Série mondiale ASICS de beach volley touche à sa fin, on a demandé à Phil Collin de nommer les meilleurs éléments du Circuit mondial FIVB, qui revient bientôt en Europe pour une étape à Klagenfurt, en Autriche.

"Côté masculin, sans les classer, je dirais Dalhausser [Phil], Fijalek [Grzegorz] et Prudel [Mariusz]. L'air de rien, les Polonais [Fijalek et Prudel] ont gagné douze matchs d'affilée après avoir mis un terme à la série de 20 victoires de Rosie [Sean Rosenthal] et Dalhausser la semaine dernière aux Pays-Bas. La grande surprise du tournoi reste quand même Todd Rogers. Il est sorti des qualifications, il a 40 ans, il est arrivé en demi-finale ? Je dis bravo ! Chez les filles, les meilleures à mon avis sont Kerri [Walsh Jennings], April [Ross], Laura Ludwig. Sans oublier Agatha [Bednarczuk] et Barbara [Seixas] du Brésil."

Pour finir, Phil Collin ajoute qu'"il faudrait plus qu'un événement FIVB par an aux États-Unis. Nous ferions un bon point de rencontre entre l'Amérique du Sud et l'Asie. Si vous faites escale, autant vous arrêter à la plage pour un peu de beach volley !"

Il pense aussi qu'"une certaine rivalité de nuirait pas. Je comprends que ce soit difficile avec les deux tableaux et le nombre d'équipes, mais le beach volley a gagné beaucoup de popularité chez nous dans les années 80, quand deux équipes se disputaient la suprématie nationale : Sinjin Smith et Randy Stoklos pour la côté ouest et Mike Dodd et Tim Hovland qui représentaient le sud. Chaque été, la saison atteignait son apogée et les supporters étaient complètement absorbés, surtout au moment de l'Open de Manhattan. Enfin, l'Open FIVB de Manhattan !"

Pour un journaliste assistant à toutes les plus grandes compétitions sportives dans l'une des principales villes américaines, Phil Collin ne se contente pourtant pas de suivre cet événement comme n'importe lequel. Ses premiers reportages sur le beach volley ont été payés par une poignée de main et un tee-shirt des organisateurs.

Il est maintenant aux premières loges du tournoi de beach volley le plus généreusement doté des États-Unis, avec 182 athlètes venus de 31 pays pour se disputer, depuis mardi, un podium qui sera connu seulement dimanche sur les plages du sud de la Californie où le sport a connu son essor il y des décennies, quand un certain journaliste sportif commençait sa carrière.




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