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Emanuel Rego, toujours plus haut

 
Les Brésiliens Pedro Salgado (à g.) et Emanuel Rego après leur victoire inaugurale remportée jeudi contre l’Italie au Grand chelem de Gstaad
 
Gstaad, Suisse, le 9 juillet 2014 – Quand on évoque les meilleurs joueurs du Circuit mondial FIVB de beach volley, les premiers noms qui viennent à l’esprit émanent des grands pays de beach volley que sont le Brésil et les États-Unis. Ensuite seulement arrivent les compétiteurs argentins, chinois, allemands, lettons, néerlandais, norvégiens et suisses.

Mais en matière de records, le nom qui s’impose est celui du Brésilien Emanuel Rego qui, à 41 ans, en est à la 24e saison de sa carrière. Depuis ses débuts à 17 ans, en 1991, Emanuel a empoché 152 titres internationaux et nationaux, soit le meilleur palmarès de tous les temps.

Dans un sport où le fait d’avoir dépassé quarante ans n’est pas nécessairement rédhibitoire, Emanuel est titulaire de nombreux records sur la scène internationale. Le Grand chelem de Gstaad qui commence, doté de 800 000 dollars, sera sa 241e épreuve FIVB depuis qu’il a commencé à sillonner la planète en 1994 aux côtés de son partenaire d’alors, Aloizio Claudino.

C’est associé à Pedro Salgado, 28 ans, qu’Emanuel Rego a rejoint le village suisse de Gstaad. La paire est classée tête de série n° 3 dans le tableau masculin, dont la phase finale a débuté ce jeudi. Du côté féminin, la phase finale a démarré mercredi, et les deux tableaux du 15e Grand chelem annuel de Gstaad atteindront leur conclusion dimanche.

"Le beach volley est une affaire de passion", explique Emanuel après son premier match gagné jeudi 2-0 (21-17 et 21-17) en 39 minutes face aux jumeaux italiens Matteo et Paolo Ingrosso. Il s’agit de sa 1 174e victoire sur 1 467 matchs comptant pour le classement FIVB. Emanuel conserve ainsi ses 80 % de victoires à Gstaad, puisque ce succès en ouverture du tournoi était le 64e de sa carrière, pour 80 rencontres disputées sur les terrains du village suisse.

"Le beach volley est un sport attractif qui est en progression tout autour de la planète", raconte Emanuel, qui joue à Gstaad pour la 14e fois, où il totalise huit podiums et trois sacres. "Au-delà de l’aspect hautement compétitif, c’est un sport qui encourage à mener une vie active, riche en exercices physiques. C’est ce qui me permet de garder intacte ma passion pour ce jeu."

Bien qu’il ait commencé à jouer à 17 ans, Emanuel estime qu’il doit "chaque année développer et améliorer [son] jeu afin de garder [son] rang tout en haut de la hiérarchie du beach volley. Chaque saison, je me lance avec la volonté d’apprendre quelque chose de nouveau et d’améliorer constamment mes capacités. En vieillissant, il faut garder l’envie de continuer à apprendre des choses pour pouvoir rester au niveau face à de jeunes joueurs qui sont de plus en plus grands et forts. C’est un véritable défi, il faut se maintenir en forme physique si on veut rester performant dans ce sport très addictif et exigeant. On joue toute l’année, ce qui offre l’occasion chaque semaine de s’améliorer et de développer son jeu."

Mais de tous les succès qui jalonnent sa longue carrière, le seul record qui n’a pas été homologué est celui du plus grand nombre de titres remportés en combinant les tournois internationaux FIVB et les championnats nationaux.

En effet, ce sont les Américains Karch Kiraly (148 titres), Sinjin Smith (138), Randy Stoklos (122), Kerri Walsh Jennings (118), Misty May-Treanor (112) et Kent Steffes (110) qui occupent les six premières places au nombre total de victoires internationales et nationales cumulées, selon le site Internet www.bvbinfo.com de Dennis Wagner. Emanuel n’en occupe que la 7e place avec 86 titres, puisque son total ne comprend pas les résultats acquis sur le circuit brésilien.

Karch Kiraly est le seul joueur de l’histoire des Jeux olympiques à avoir remporté une médaille d’or en volleyball (Los Angeles 1984 et Séoul 1988) et en beach volley (Atlanta 1996 avec Steffes). Sa carrière, commencée en 1978 à l’âge de 18 ans, a duré 29 saisons et s’est achevée en 2007, alors qu’il avait 46 ans. En tout, Kiraly totalise trois médailles d’or sur le circuit FIVB et 145 titres nationaux.

Emanuel a remporté ses premières médailles nationales au Brésil en 1994, une saison lors de laquelle il a cumulé quatre podiums avec Aloizio et un avec ZeMarco de Melo. Les 152 victoires de la carrière d’Emanuel comprennent 77 médailles d’or FIVB, 66 titres nationaux (63 sur le circuit brésilien et trois titres de "Roi de la Plage"), 7 victoires sur le circuit national américain et deux titres aux Jeux Panaméricains.

"C’est Karch qui devrait être reconnu comme le plus grand joueur de volleyball de tous les temps, en raison de ses titres olympiques acquis dans les deux disciplines", selon Emanuel, qui a rapporté des Jeux olympiques une médaille d’or (Athènes 2004 avec Ricardo Santos), une d’argent (Londres 2012 avec Alison Cerutti) et une de bronze (Pékin 2008 avec Ricardo).

"Il se concentrait essentiellement sur le circuit national américain, où j’ai eu l’honneur de l’affronter trois saisons de suite à la fin des années 1990", raconte Emanuel. "Karch m’a aidé lorsque je suis arrivé sur le circuit américain, il m’a beaucoup encouragé. C’est véritablement une légende du beach volley – sur le sable et en-dehors. Je le considère comme un mentor, j’ai énormément appris en le regardant jouer."

C’est la première médaille d’or remportée par Kiraly aux Jeux olympiques de Los Angeles 1984 qui a donné envie au tout jeune Emanuel, 11 ans à peine, de commencer à jouer au volleyball. "Quand j’étais gamin, j’étais tout maigre", se rappelle Emanuel, "et je me faisais tout le temps mal. J’ai vraiment commencé à m’intéresser à ce sport en 1984 lors de la victoire en finale des États-Unis sur le Brésil, avec Karch à la baguette. J’ai été vraiment enthousiasmé par son jeu."

Emanuel se rappelle avoir vu Kiraly jouer à Rio de Janeiro à la fin des années 1980, lorsque la FIVB a commencé à homologuer des épreuves internationales de beach volley. "Je ne me souvient pas de l’année exacte, mais c’était à Copacabana et Karch jouait avec Pat Powers. C’était génial de le voir jouer en chair et en os après l’avoir vu à la télévision aux Jeux olympiques."

Kiraly et Powers ont participé ensemble aux tournois FIVB de Rio en 1987 et 1988. Le duo américain a fini à la deuxième place du tout premier tournoi FIVB de beach volley après avoir perdu en finale devant ses compatriotes Sinjin Smith et Randy Stoklos. L’année suivante, Kiraly et Powers ont dominé en finale les Brésiliens Luis Amerigo et Bernard Rajzman.

Pour Emanuel, ses succès sur le circuit national brésilien "sont aussi valables et significatifs que ceux obtenus par Kiraly sur le circuit national américain. Le circuit brésilien était déjà très compétitif lorsque j’y ai joué pour la première fois en 1991. Le problème, c’est que notre circuit ne fait pas la promotion de ses joueurs comme c’est le cas chez les Américains. Le circuit brésilien se concentre sur le présent alors que le circuit américain met en avant son passé et fait le lien entre toutes les épreuves."

Emanuel, qui se rappelle n’avoir manqué que deux tournois internationaux 
sur maladie, s’est associé à Salgado depuis le début de la saison. "C’est vraiment formidable de jouer avec Emanuel", a commenté Salgado après le match d’ouverture de jeudi. "Nous n’avons pas encore obtenu de grands résultats cette saison, car nous sommes encore en train d’apprendre à jouer ensemble. Emanuel est très calme lorsqu’il joue et il montre l’exemple. Il respecte mon style de jeu plus agressif et émotif. Je ne suis pas comme lui, alors il me laisse jouer mon jeu. Il ne se pose pas en professeur, il travaille plutôt avec moi pour que notre équipe progresse. En fait, le simple fait de jouer avec Emanuel fait déjà de moi un joueur plus régulier."

Selon Salgado, l’objectif de l’équipe en début de saison n’était pas de se préparer pour les Jeux olympiques de Rio : "Notre but principal était d’apprendre à jouer l’un avec l’autre et de s’ajuster au style de jeu de l’autre. Je crois que c’est ce que nous sommes en train de faire, alors peut-être qu’on réussira à se qualifier pour Rio. Mais pour le moment, on essaye simplement de progresser en tant qu’équipe et de gagner autant de matchs que possible. Le Circuit mondial FIVB est chaque année plus difficile et il y a beaucoup de hauts et de bas dans une saison. De ce fait, jouer avec quelqu’un d’aussi calme qu’Emanuel est très bénéfique lorsqu’il s’agit d’affronter chaque semaine ces émotions contrastées."

Malgré son âge, Emanuel vise toujours une participation aux Jeux olympiques de Rio 2016, où il confortera un record actuel en étant le joueur de beach volley à avoir participé aux six éditions des Jeux olympiques. "Je sais que ce sera dur pour moi parce que j’aurai 43 ans en 2016", reconnaît Emanuel. "Mais participer aux Jeux dans son propre pays, c’est un sentiment tellement fort que je veux absolument être sur le terrain à Rio en 2016."




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