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"Nemo", pas encore capitaine, déjà comme un poisson dans l'eau

 
Le jeune volleyroo Nehemiah Mote fera partie des attractions de l’équipe d’Australie qui affrontera le Canada en dernière semaine du Tour intercontinental de la Ligue mondiale FIVB de volleyball
 
Sydney, Australie, le 3 juillet 2014 – Voilà deux ans à peine, Nehemiah Mote, n’était encore qu’un modeste joueur de volleyball amateur de la petite ville de Campbelltown, parfaitement heureux de taquiner la balle avec l’équipe de sa paroisse. L’équipe olympique australienne de volleyball ne fait alors même pas partie de ses rêves, et personne ne le connaît parmi les instances de ce sport.

Il joue au volleyball, c’est vrai, mais uniquement parce qu’il adore les sports d’équipe et que son père est un ancien international samoan de volleyball. Nehemiah est doué pour ce sport - et même très doué, comme la suite va le démontrer.

Deux ans plus tard, il s’apprête à débuter dans le six majeur de l’équipe d’Australie qui affronte le Canada au Parc olympique de Sydney dans le cadre de la Ligue mondiale FIVB de volleyball.

L’histoire de Mote est une sorte d’incroyable conte de fées. Tout commence par l’initiative d’un inconnu qui, assistant par hasard à un match de volley entre petites équipes locales, décide d’appeler l’Institut australien des sports pour lui signaler une trouvaille assez exceptionnelle : un jeune prodige qui joue pour s’amuser avec l’équipe de sa paroisse.

Par acquit de conscience, l’Institut australien des sports envoie un observateur pour se faire une idée. Réaction enthousiaste de ce dernier : le gamin en question est une perle rare, il faut le prendre en charge. L’organisation propose immédiatement une bourse d’études au jeune Mote.

"J’ai un peu de mal à me rendre compte de l’ampleur de ce qui est en train de m’arriver", raconte l'intéressé. "Faire partie de l’équipe nationale, c’est assez énorme. C’est une formidable chance pour moi. Je ne joue vraiment au volleyball que depuis 2012, quand je me suis inscrit dans un club, et depuis tout s’est enchaîné."

Le sélectionneur de l’Australie Jon Uriarte ne cache pas son enthousiasme à l’endroit de celui que tout le monde appelle affectueusement "Nemo", et non sans raison.

Ses 2m04 ne font pas de Mote le plus grand joueur de l’équipe d’Australie, loin s’en faut, mais il dispose d’une détente exceptionnelle qui fait toute la différence : il saute jusqu’à 3,62 m en attaque et 3,54 m au contre, soit tout simplement les meilleures performances de toute l’équipe, mieux que Thomas Edgar et ses 2m12.

Et pourtant, Mote est encore en pleine progression. Douze mois à peine après son intégration chez les Volleyroos, le changement est déjà impressionnant.

"Je ne suis pas encore au point physiquement, mais j’ai déjà pris huit kilos, et j’espère que c’est du muscle", explique Mote. "J’essaye mentalement de tout absorber, comme une éponge. Grâce au volleyball, je visite des endroits dont je n’avais entendu parler qu’au lycée. Je n’avais jamais imaginé partir un jour en voyage, et pas à mon âge en tout cas. J’ai vraiment beaucoup de chance."

Il est difficile de ne pas être surpris par Mote. Au cours du récent déplacement de l’équipe en Belgique, les journalistes locaux n’ont pas manqué de demander aux joueurs australiens ce qu’ils connaissaient du Plat pays. Presque tous les joueurs ont évoqué le chocolat, la bière et les pâtisseries. Mote est un des seuls à avoir pensé au Manneken Pis – le nom lui échappait, mais il savait clairement de quoi il parlait.

La sagesse n’attend pas le nombre des années, pourrait-on penser à l’évocation de ce jeune joueur, capable à 21 ans de penser à ce que son aventure peut apporter de positif pour la communauté samoane d’Australie.

"J’espère simplement pouvoir être une source d’inspiration pour la communauté samoane", explique-t-il. "Peu de Samoans ont réussi à aller aussi loin, en tout cas en volleyball masculin, mais ce que je souhaite vraiment incarner, c’est l’idée que quelle que soit la tâche qu’on s’impose, on est capable de réussir.

"J’ai encore du mal à réaliser la portée de ce qui m’arrive. Certains parmi les anciens m’ont conseillé de faire comme si c’était simplement une séance d’entraînement comme les autres chaque fois que je ressens la pression, mais bon, la Ligue mondiale, c’est quand même un truc totalement à part. C’est une compétition internationale, qui passe à la télé, et j’espère simplement ne pas craquer sous la pression."

Jusqu’ici, Mote a plutôt bien résisté, puisqu’Uriarte n’hésite plus depuis quelques matchs à le mettre directement dans son six de départ.

Ce week-end, alors qu’il apparaîtra pour la première fois devant une bonne partie de sa famille et de ses amis vêtu de vert et or, tout le monde aura les yeux rivés sur ce jeune joueur, pour ne pas manquer une miette de son ascension vertigineuse vers le firmament de ce sport.




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