The HeadquartersCorporate ProfileThe OrganisationFIVB Story
Volleyball StoryChronological HighlightsBeach Volleyball OriginsRulesFundamentals
CompetitionsCalendarWorld RankingsOfficial RulesOfficial FormsVolleyball Story
CompetitionsPlayer BiosWorld RankingsRulesFormsBeach Volleyball OriginsRefereeing
Volleyball Cooperation Programme (VCP)Development CentresTechnical e-libraryTechnical Video EvaluationU-VolleyInternational CooperationMini/School VolleyballPark Volley
Contact l RSS RSS Facebook Twitter YouTube l Login
NEWS

Le "Toddfather" de retour à Puerto Vallarta

 
Todd Rogers écume le Circuit FIVB depuis 1997 et jouera pour la première fois à Puerto Vallarta en 2014
 
Puerto Vallarta, Mexique, le 5 mai 2014 – Déjà affublé du plusieurs surnoms tels que "Rogey", "T-Rog" ou encore "The Professor", Todd Rogers a ajouté un nouveau sobriquet à sa liste : "The Toddfather". Et pour cause : à 40 ans bien sonnés, Rogers continue d’obtenir des bons résultats alors qu’il fait partie des doyens du circuit au départ de sa 17e saison FIVB, en compagnie de son nouveau partenaire Theodore Brunner.

"Je suis convaincu que Theo et moi pouvons réaliser une très bonne saison", glisse "The Toddfather". "On se complète bien et Theo est un athlète fabuleux. Si j’arrive à maintenir mon corps en bonne santé et à bien gérer mes efforts, je pense qu’on peut former une très bonne équipe."

Interrogé au sujet de sa condition physique, Rogers estime "ne pas avoir à se plaindre. Il faut juste écouter son corps et se reposer correctement, s’étirer les muscles et effectuer régulièrement des massages tissulaires en profondeur."

Rogers sera l'un des joueurs à suivre cette semaine à l’occasion du tournoi FIVB de Puerto Vallarta, qui débute mardi sur la Playa Camarones face à l’Océan pacifique. La paire américaine a démarré sa saison 2014 il y a deux semaines sur les Îles Caïmans, où les deux compères ont remporté le premier tournoi de l’année sur le circuit NORCECA aux dépens de leurs compatriotes William Montgomery et Stafford Slick, 21-12 et 21-18 en finale.

Il s’agit de la seconde médaille de rang pour Rogers aux Îles Caïmans, après l’argent de 2013 aux côtés de Ryan Doherty. Les Américains s’étaient inclinés face aux Portoricains Roberto Rodriguez et Eric Haddock en finale (21-16, 21-18).

"C’était sympa de finir sur la première marche du podium après avoir échoué de peu l’an dernier", a confié Rogers à l’issue de la finale. "Bravo à mon partenaire qui a envoyé du bois. Ses contres et ses services nous ont beaucoup facilité la tâche face à un adversaire de qualité."

Le vétéran a ainsi décroché le 79e titre de sa carrière en beach volley, lui qui est passé au sable à l’issue d’une carrière universitaire de volleyeur indoor à l’Université de Californie, à Santa Barbara. "Il me semble que j’entame ma 19e année de carrière professionnelle", note Rogers. "J’ai eu mon diplôme à l’UCSB en juin 1996 et c’est là que j’ai commencé les tournois Open et les qualifications aux États-Unis."

Interrogé à propos de sa première compétition de volleyball, Rogers se souvient d’un tournoi "l’été de sa 14e année (1987). Mon premier partenaire s’appelait Clay Holdren, le cousin de mon premier partenaire pro, Dax Holdren. Pour être exact, j’ai joué ma première tournée professionnelle en 1993 avec Dax, mais j’avais le statut amateur et je n’acceptais pas de rémunération."

Le duo Rogers/Brunner est unique dans la mesure où "The Toddfather" a recruté son nouvel équipier alors qu’il était coach adjoint de l’équipe de volleyball à l’UCSB. "Pour moi, c’est une façon de boucler la boucle", a déclaré Rogers au sujet de Brunner, qu’il a entraîné deux saisons à l’UCSB.

"J’espère transmettre une partie de mon expérience à Theo", a déclaré Rogers, vainqueur du Championnat du monde FIVB de beach volley 2007 et des JO de Pékin 2008 aux côtés de Phil Dalhausser. "Je veux voir Theo briller aujourd’hui et demain. Il a les capacités physiques, la jeunesse et les qualités nécessaires au contre pour faire les JO."

Ancien représentant des joueurs au Conseil de beach volleyball de la FIVB et actuel membre du Conseil de direction d’USA Volleyball, Rogers a répondu à plusieurs autres questions avant l’Open de Puerto Vallarta, dont les tours préliminaires masculin et féminin se dérouleront mardi et mercredi respectivement à Playa Camarones. Les finales masculine et féminine auront lieu samedi et dimanche.

Vous qui avez fait partie de l’équipe-type universitaire américaine en volleyball indoor, n’avez-vous jamais envisagé de représenter votre pays ?

Rogers - "Je n’ai jamais joué pour les États-Unis en indoor. À la fin de mes études à l’UCSB, je suis passé directement au beach volley. L’automne suivant mon diplôme, j’ai tout fait pour partir jouer à l’étranger, mais mon budget était trop serré. En plus je me suis marié à la sortie de l’université et ça n’aurait pas été logique."

Qui a lancé votre carrière en beach volley ?
Rogers - "C’est Jon Lee. Jon était l’entraîneur de mon lycée de San Marcos à Santa Barbara. À la fin de ma première année dans l’équipe, il a dit à tous les joueurs d’aller s’entraîner sur le sable pour progresser indoor. Il a également suggéré que de jolies filles en bikini ne manqueraient pas de venir nous voir jouer. Cet argument nous a convaincus et on est tous devenus fous de beach volley. Et comme par hasard, c’est là, à East Beach, que j’ai rencontré mon épouse Melissa."

Y a-t-il eu un tournant au cours de vos trois premières années sur le circuit américain, un moment où vous avez senti que vous aviez l’étoffe d’un joueur pro ?

Rogers - "Je ne peux pas dire qu’il y ait eu un déclic à proprement parler. J’ai toujours eu un jeu régulier et je pense que c’est de cette manière que j’ai gravi les échelons. En 1997, Dax (Holdren) et moi avons obtenu des résultats de plus en plus satisfaisants et nous avons fini la saison avec l’un des meilleurs bilans pour des novices."

Quand avez-vous décidé de vous lancer sur le Circuit FIVB ?
Rogers - "En 1997, le Championnat du monde FIVB avait lieu à Los Angeles, à l’université d’UCLA. Les huit meilleures équipes américaines jouaient. Dax et moi étions classés septièmes. On a fini neuvièmes avec une victoire sur les Canadiens Jody Holden et Conrad Leineman puis une défaite contre Karch (Kiraly) et Adam Johnson. On a disputé le tournoi de Toronto en 1999, mais on s’est fait botter les fesses par les Australiens Victor Anfilloff et Andrew Schacht en qualifications. Enfin, en 2000, on a joué le tournoi de Rosarito Beach au Mexique pour s’amuser et on a fini par gagner après avoir franchi les quotas nationaux, les qualifications et le tour principal. C’est là qu’on a décidé de tenter notre chance.

Vos médailles d’or aux JO de Pékin 2008 et au Mondial FIVB 2007 de Gstaad doivent rester les deux meilleurs souvenirs de votre carrière. Pouvez-vous nous révéler les trois suivants et pourquoi ?
Rogers - "Après, je citerais l’Open de Santa Barbara 2006 car j’avais déjà perdu quatre fois en finale et j’étais heureux de l’emporter enfin chez moi. Toute ma famille et mes amis étaient là et ça a été un soulagement de ne pas repartir une fois de plus bredouille. Ensuite, je mettrais l’Open de Manhattan 2006. C’est un peu la Mecque du beach volley aux États-Unis et tout le monde rêve de voir son nom gravé sur la jetée de Manhattan Beach. Enfin, le Grand chelem de Klagenfurt 2006. Un tournoi sensationnel pour Phil et moi sur la scène internationale. Il s’agit non seulement du plus grand tournoi de beach volley de la planète, mais on avait battu Ricardo et Emanuel en finale, la meilleure équipe de tous les temps. Un souvenir inoubliable."

Statistiquement, Emanuel/Ricardo (34 titres FIVB) et Dalhausser/Rogers (23 titres) apparaissent comme les deux meilleures équipes de l’histoire. Les deux paires se sont croisées à 11 reprises et les Brésiliens ont gagné sept fois. Considérez-vous ces deux équipes comme les meilleures ?

Rogers - "Je placerais Emanuel et Ricardo devant Phil et moi. Nous , je nous mettrais en deuxième position dans l’ère moderne. En fait, ma carrière a coïncidé avec la fin de l’ère Kiraly/Steffes et je considère que cette paire était encore un ton au-dessus. Je n’ai jamais joué contre Sinjin (Smith) et Randy (Stoklos) ensemble ni contre Dodd (Mike) et Hovland (Tim)."

Le beach volley a beaucoup évolué au cours de votre carrière. Quel a été le principal changement ? Le niveau a-t-il progressé ?
Rogers - "Je retiens deux changements principaux. Le comptage des points à chaque échange en 2001 et le rétrécissement des dimensions du terrain de 9x9 à 8x8 mètres. Pour le grand public, c’est beaucoup mieux de compter les points à chaque échange. Avec les points sur service uniquement, certains matchs pouvaient durer des heures. Dans la société actuelle où tout doit aller très vite, personne n’aurait plus la patience d’apprécier le jeu. Quant aux changements des dimensions du terrain, je trouve que cela a nui au jeu mais je suis de la vieille école. Aujourd’hui, certains grands pratiquent un style de jeu inconcevable au plus haut niveau il y a 15 ans. On trouve toujours certains athlètes d’exception comme Mike Whitmarsh et Ricardo par exemple, capables de jouer à l’ancienne, mais la plupart n’ont pas la même touche de balle. Je mesure 1,87 m et on trouvait des joueurs d’1,70 m sur le circuit. Maintenant, je fais partie des 10 % de joueurs les plus petits. Je pense que les échanges durent moins longtemps. Il y a certainement davantage de contres en revanche."

Jouez-vous la dernière année de votre carrière ou irez-vous jusqu’aux JO de Rio 2016 ?

Rogers - "Je vous répondrai à la fin de l’année en fonction de nos résultats. Il est encore bien trop tôt."

Vous avez beaucoup voyagé au cours des 20 dernières années. Quels sont les souvenirs qui ressortent ?
Rogers - "Voir mes deux enfants grandir. Hannah a 15 ans et Nate 13. Je les entraîne dans de nombreux sports. Je cours, je surfe et je prends soin de mon jardin ! Je suis marié depuis 17 ans.

Quelque chose à rajouter ?
Rogers - "J’ai connu une belle carrière et je suis conscient de ma chance. Je verrai comment ça se passe cette année et si Dieu le veut, je tenterai le coup à Rio. Sinon, je n'aurai pas de regrets."






 Language(s)
   English
   French
   Spanish

 Additional links
   Download high-resolution photo
   FIVB home page
   Beach volleyball home page

LATEST NEWS

Latest headlines