The HeadquartersCorporate ProfileThe OrganisationFIVB Story
Volleyball StoryChronological HighlightsBeach Volleyball OriginsRulesFundamentals
CompetitionsCalendarWorld RankingsOfficial RulesOfficial FormsVolleyball Story
CompetitionsPlayer BiosWorld RankingsRulesFormsBeach Volleyball OriginsRefereeing
Volleyball Cooperation Programme (VCP)Development CentresTechnical e-libraryTechnical Video EvaluationU-VolleyInternational CooperationMini/School VolleyballPark Volley
Contact l RSS RSS Facebook Twitter YouTube l Login
NEWS

"Mandela s'est servi du sport pour construire une nation"

 
 
Durban, Afrique du Sud, le 15 décembre 2013 – "Nelson Mandela était un leader charismatique, qui plaçait le pardon et la réconciliation avant la colère et la vengeance" : voici les mots de Tubby Reddy, président de la Fédération sud-africaine de volleyball, qui a eu l'honneur de rencontrer l'ancien président d'Afrique du Sud à plusieurs occasions.

Mandela a été inhumé dimanche à Qunu, le petit village de son enfance, situé dans l'est de la province du Cap-Oriental, à quelque 500 km de Durban. Par respect pour l'ancien président, les demi-finales et les finales de l'Open FIVB de beach volleyball de Durban, initialement prévues dimanche, ont été avancées à samedi.

"Comme tout le monde en Afrique du Sud, la Fédération nationale de volleyball reconnaît ce que l'ancien président Mandela a accompli pour notre pays et pour le sport", a déclaré M. Reddy.

"En plus de mon poste de président de la Fédération de volleyball, je suis également membre du Comité olympique sud-africain. L'ancien président Mandela s'est servi du sport pour construire une nation, notamment dans le contexte de l'apartheid."

"Il y a toujours eu des tensions raciales. C'est sur cela qu'il a concentré ses forces, c'est pour cela qu'il a essayé de rapprocher les gens. Il a utilisé la réconciliation au lieu de sombrer dans la colère en quête de revanche. Et c'est pour cela que Nelson Mandela est salué, dans notre pays et dans le monde entier."

M. Reddy espère que le message de Mandela survivra à sa disparition. "Comme le président Obama l'a dit durant la cérémonie, Mandela a laissé un héritage, mais le ferons-nous perdurer ? Il y a beaucoup d'enseignements à tirer, et je pense que l'important est de suivre cet héritage, pas seulement d'en prendre acte sans agir. C'est ce que nous tâchons de faire au sein de la Fédération. Cet événement a été organisé en sa mémoire, en hommage à son héritage."

Un abri à Durban

Dans sa jeunesse, Mandela allait souvent se cacher dans la province du KwaZulu-Natal, et plus particulièrement dans la région de Durban. "Une grande partie des leaders de l'ANC viennent du nord de cette province. Ils avaient pris l'habitude de se déplacer sous couvert de la nuit", a expliqué M. Reddy.

"Ils trouvaient abri chez ceux que l'on appelait les camarades. Peu importait si la personne était blanche, noire ou bleue, tant que sa maison constituait un abri sûr. C'est comme cela qu'ils fonctionnaient. Et c'est dans l'un de ces refuges qu'il a été arrêté."

"Les dirigeants du mouvement, à commencer par Mandela, savaient qu'ils finiraient par se faire prendre. Ils y étaient préparés. Aujourd'hui, nous vivons libres grâce à leurs sacrifices."

D'après le promoteur de l'Open FIVB de Durban Sunil Geness, Mandela éprouvait un attachement particulier à la région de Durban. "En tant que fugitif, il a souvent trouvé refuge chez les habitants de la région, quelles que furent leurs origines, mais plus particulièrement dans la communauté indienne."

Geness, descendant de peuples indiens, a eu l'occasion de travailler avec Mandela au gouvernement ainsi qu'au sein de la fondation Mandela. "Il a toujours parlé avec beaucoup d'affection des gens de la région qui l'ont aidé. Plusieurs d'entre eux ont été enfermés à Robben Island aussi, mais jamais 27 ans comme lui."

"Même à l'époque, il était conscient de la diversité de ce pays et donnait à tout le monde les mêmes chances. Il n'a jamais donné le sentiment à une communauté qu'elle était moins importante qu'une autre."

Leader naturel

Geness a passé du temps avec Mandela à la fin de son mandat de président. "J'ai eu la chance de travailler avec lui et de me rendre compte à quel point c'était un grand leader. Vous aviez toujours cette impression de côtoyer un des grands de ce monde, c'était un dirigeant de plein droit. Il avait une présence inouïe."

"J'ai toujours été frappé de voir que lorsqu'il entrait dans une pièce, il prenait systématiquement le temps de saluer tout le monde et de se présenter. C'est quelque chose d'incroyable. On aurait pu imaginer qu'avec le statut qui était le sien, il partirait du principe que tout le monde le connaît. Mais c'était tout le contraire, et c'est une vraie leçon d'humilité."

"Être en sa présence vous donnait des frissons. À chaque fois", se souvient M. Reddy. "C'est pour ça que j'ai dit à mes enfants 'Certains d'entre nous ont eu la possibilité de la rencontrer, d'être à ses côtés, de lui parler, mais la plupart d'entre nous n'ont pas eu cette chance, et c'est fort dommage. Parce que c'était saisissant.'"





 Language(s)
   English
   French
   Spanish

 Additional links
   Download high-resolution photo
   FIVB home page
   Beach volleyball home page

LATEST NEWS

Latest headlines