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L'ère de la Russie s'achève, le Brésil au sommet

 
La Russie a connu un coup d'arrêt, mais la lutte avec le Brésil reprendra dès l'année prochaine
 
Lausanne, Suisse, le 26 novembre 2013 – Bien que le Brésil ait mis un terme à sa domination lors de la Coupe des Grands Champions FIVB de volleyball masculin, la Russie peut malgré tout s'estimer heureuse.

Champions olympiques à Londres en 2012, puis vainqueurs de la Ligue mondiale et du Championnat d'Europe en 2013, les favoris russes ont dû se "contenter" de la médaille d'argent face à son plus grand rival actuel. "Nous avons affronté de grandes équipes et nous sommes désormais seconds derrière le Brésil", commentait le capitaine russe Sergey Makarov.

Son entraîneur, Andrey Voronkov, était quant à lui plus que satisfait du bilan de son équipe au terme de sa première année à la tête de la sélection nationale. "Tous les joueurs de l'équipe se sont battus côte à côte en Ligue mondiale, au Championnat d'Europe et maintenant ici. Ce tournoi a confirmé notre statut en tant qu'équipe nationale", a-t-il déclaré. Le coach a toutefois souligné que l'objectif de la Russie était de remporter tous ses matchs à Kyoto et Tokyo.

Les joueurs russes étaient peut-être nerveux avant leur première participation à cette compétition, traditionnellement organisée l'année qui suit les Jeux olympiques. La Russie débutait en effet par une défaite 3-1 aux mains de l'Italie pour la revanche de la finale de l'EuroVolley. Les Russes se révoltaient et enchaînaient quatre succès, dont une victoire 3-2 contre le Brésil alors qu'ils étaient menés de deux sets, ravivant ainsi les joyeux souvenirs de la finale olympique. Cette fois encore, les Russes parvenaient à renverser une situation mal engagée avec un coaching efficace et surtout grâce à Dmitry Muserskiy, 2,18 m et sacré meilleur joueur du tournoi.

Cette victoire de prestige lors de l'avant-dernière journée n'était cependant pas suffisante pour devancer les Auriverde, premiers avec 12 points soit une unité de plus que les Européens. Les Sud-Américains trouvaient la délivrance au terme d'une lutte de haut vol contre les Italiens, qui finissaient par céder au tie-break. Il s'agit là du quatrième titre consécutif des Brésiliens en Coupe des Grands Champions après 1999, 2005 et 2009. Et probablement le titre le plus chèrement acquis.

"Je suis très heureux que nous ayons remporté le tournoi. Nous avons connu des hauts et des bas, notamment après la défaite contre la Russie. On a repris le chemin des terrains 15 heures après notre revers et nous avons gagné le titre, c'est fantastique. Il y a quelques nouveaux joueurs dans l'équipe, mais nous avons su rester concentrés", analysait l'entraîneur vedette Bernardo Rezende. Pour les Brésiliens, habitués du podium s'il en est, leurs deuxièmes places aux JO et en Ligue mondiale étaient plutôt considérées comme des échecs. Cette fois, le site Internet de la Fédération brésilienne de volleyball a tenu à prouver l'importance de ce succès en rendant hommage à ses joueurs : une bannière géante était ainsi publiée, représentant les joueurs et joueuses, elles aussi titrées en Coupe des Grands Champions, flanqués du slogan "Le Brésil sur le toit du monde".

Ce titre a également donné de l'air à Bernardo Rezende. Son fils et capitaine de l'équipe, Bruno, a brillé sur le terrain et a été l'un des grands acteurs du succès brésilien avec ses compères Wallace et Lucas. "Nous partageons tous la même attitude et les mêmes valeurs", explique Bruno. "C'est la force du groupe, et non le talent d'un joueur ou d'un autre, qui a fait la différence. C'est ce qui nous permet de rester au top et j'espère que nous continuerons à gagner dans les années à venir." L'objectif n°1 est bien entendu le titre olympique à Rio de Janeiro, en 2016.

Les Rezende père et fils sont tous les deux convaincus que cette médaille d'or portera de nombreux fruits. Mais la Coupe des Grands Champions a une nouvelle fois démontré que les meilleures équipes de la planète évoluaient à un niveau proche les unes des autres. L'Italie, médaillée de bronze, a terminé la compétition avec 9 points. Les Azzurri, qui bénéficiaient d'une invitation des organisateurs, sont venus jouer les trouble-fêtes en tenant tête aux Russes et aux Brésiliens, et étaient encore en lice pour le titre avant la dernière journée.

"Nous avons décroché la médaille de bronze. Je suis très satisfait des efforts fournis dans ce tournoi. Il ne faut pas oublier d'où nous venons. Nous sommes arrivés ici avec un groupe de jeunes joueurs et ils ont réussi leur tournoi", remarquait Mauro Berruto, l'entraîneur italien. "Au final, il nous a manqué de l'expérience pour créer une immense surprise, malgré tout l'apport d'Ivan Zaytsev. Je suis heureux que nous soyons sur le podium, ça prouve que nous avons rivalisé avec les plus grandes équipes. On va devoir travailler sur nos tie-breaks parce que nous avons perdu les trois que nous avons disputés ici", notait quant à lui le capitaine transalpin, Emanuele Birarelli.

L'Italie s'est en effet inclinée 3-2 contre le Brésil, mais aussi contre les États-Unis et l'Iran. Le champion d'Asie est l'autre équipe-surprise du tournoi. Dirigé par l'entraîneur renommé Julio Velasco, l'Iran a totalisé trois victoires en cinq matchs et a pris la quatrième place, prouvant une nouvelle fois s'il le fallait qu'il appartient bien au gratin du volleyball mondial. "C'est la première fois que nous disputons un tournoi aussi relevé. Je suis tellement fier de mes joueurs. Tout l'Iran est fier", a commenté l'entraîneur. L'Argentin a beaucoup contribué aux progrès fulgurants de l'équipe iranienne, mais sa plus grande victoire est sans doute d'être parvenu à instiller une mentalité gagnante dans l'équipe.

"L'Iran est au top en ce moment. Les joueurs évoluent ensemble depuis trois ans, avec un grand entraîneur. Ils se sont fait un nom", reconnaissait l'entraîneur du Japon Gary Sato, après le revers de son équipe 3-0. L'équipe des États-Unis, pour sa part, a toujours été sous les projecteurs. Mais les Américains sont en phase de reconstruction et ont dû se contenter de la cinquième place, derrière l'Iran. Même avec un Matthew Anderson exceptionnel, meilleur marqueur du tournoi et de loin, les États-Unis n'ont pas réussi à se hisser au niveau de leurs adversaires.

"On voulait terminer le tournoi sur une note plus positive. On voulait acquérir de l'expérience ici", admet le capitaine Sean Rooney. Anderson espère également que l'avenir sera plus glorieux : "Je suis excité pour l'année prochaine et les suivantes. On peut réussir de grandes choses avec cette équipe."
 
Le Japon a indubitablement encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre le très haut niveau. Malgré le soutien indéfectible de son public, le pays hôte n'a remporté qu'une manche, face aux États-Unis, lors de ses cinq matchs. Tatsuya Fukuzawa déclarait ainsi : "Nous avons été mauvais à la réception dans ce tournoi. Nos services et nos passes n'étaient pas bons non plus. C'était facile de nous attaquer avec un contre haut. On était plus dans la réaction que dans l'action. On va devoir progresser."

La prochaine échéance pour ces équipes sera la Ligue mondiale 2014, où la Russie tentera de conserver sa couronne. Place ensuite au Championnat du monde en Pologne, avec un Brésil triple champion en titre. La lutte entre les deux géants se poursuit.





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