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L'Afghanistan se met au beach volley

 
Les enfants afghans ont eu l'occasion de s'essayer au volley et au beach volley grâce au programme de développement Cool Volley
 
Kaboul, Afghanistan, le 20 novembre 2013 – Pas évident de faire décoller le beach volley en Afghanistan, un pays qui ne compte aucun accès à la mer. L'absence de plages, les températures hivernales négatives et les habitudes vestimentaires conservatrices sont autant d'éléments dissuasifs au moment d'enfiler les traditionnelles tenues légères adoptées par les joueuses.

À Kaboul, il est même difficile de trouver du sable, comme l'explique Yunus Popalzay, président de la Fédération afghane de volleyball, depuis son bureau situé au stade de Ghazi. Le seul terrain de la capitale est constitué d'un mélange de sable et de terre, beaucoup moins fin que celui sur lequel ont évolué les joueurs afghans lors de leurs débuts internationaux l'année dernière, s'inclinant à chacun de leurs matchs. Rien d'étonnant quand on sait que le pays ne compte que deux autres terrains.

Mais animé par plusieurs décennies de relation passionnelle avec le volley et par la montée d'un sentiment de fierté nationale lié aux bons résultats sportifs rencontrés aussi bien en football qu'en taekwondo, Popalzay est convaincu que le beach volley a le potentiel pour devenir un sport populaire et viable en Afghanistan.

"Le volley est l'un des trois sports les plus pratiqués en Afghanistan, derrière le foot et le cricket", explique l'intéressé. "Nous pensons donc qu'il faut lancer le beach volley même s'il n'y a pas de plages. Nous avons seulement besoin de sable. Ça n'est pas très onéreux et la discipline pourrait presque être considérée comme un sport individuel."

La principale différence entre le beach volley et le volley réside dans le nombre de joueurs nécessaires puisqu'il en faut six pour constituer une équipe en salle et deux seulement pour évoluer sur le sable.

Selon Popalzay, cela représente un gros avantage : le nombre réduit de joueurs composant une équipe facilite la mise en place de séances d'entraînement et attire les sponsors. "Le beach volley est un sport très commercial, qui présente un gros potentiel pour les investisseurs. Comme il n'y a que deux joueurs, ils peuvent n'investir que 200 $ (150 €) par mois et obtenir un bon outil marketing en retour. C'est l'occasion pour les entreprises d'afficher leur marque, leur logo."

Le volley jouit depuis longtemps d'une importante popularité dans les régions montagneuses du nord et de l'est du pays. Relativement petits, les terrains peuvent être construits dans les vallées ou pratiquement chaque mètre carré de terre plane est jalousement gardé pour l'agriculture.

De plus, il est facile de trouver un équivalent pour le filet. "Nous avions simplement tendu un câble entre les poteaux", se souvient Mohammad Reza, un commerçant de 42 ans qui jouait au volley dans sa jeunesse. "Je regarde un match s'il n'y a rien d'autre à la télé."

Comme nombre de Kabouliens, il a entendu parler du beach volley mais n'a qu'une vague idée de la discipline alors que le souvenir des tournois de volley perdure toujours. Lorsque l'Afghanistan était encore en paix, le pays possédait une bonne sélection nationale, affiliée à la Fédération internationale de volleyball (FIVB) depuis 1975, et les joueurs évoluaient à travers toute l'Union soviétique.

La guerre civile et la quasi-faillite de la société afghane ont entraîné la disparition de la Fédération nationale de volley et de plusieurs autres organisations sportives. Les habitants des villages et des camps de réfugiés continuaient à se rendre sur les terrains pour jouer, mais le souvenir des règles et des tournois passés s'est peu à peu estompé.

Les équipes nationales en ressentent encore les effets quand elles convoquent des joueurs doués techniquement, mais limités en ce qui concerne le règlement ou l'aspect tactique.

"Inculquer les techniques de volley modernes et utilisées au niveau international demande beaucoup d'efforts. C'est même très compliqué parfois. On ne modifie pas en six mois la façon dont les joueurs évoluent depuis 20 ans", reconnaissait Popalzay.

Et la tâche est d'autant plus compliquée en ce qui concerne le beach volley, nombre de joueurs présents au rassemblement national cette semaine n'ayant jamais foulé un terrain de sable auparavant.

"J'ai été véritablement surpris de savoir que j'avais été pris car il n'y a pas de terrain de beach volley dans ma région et je suis donc venu ici sans avoir pu m'entraîner", expliquait Ahmad Farid Faqirzada, 26 ans. "Je me suis juste dit 'pourquoi pas essayer ?'"

Le froid est si intense à Takhar, dans le nord, qu'il est même impossible de jouer au volley en salle. Faqirzada passera donc les prochains mois à garder la forme avant de se rendre à Kaboul au printemps pour frapper à nouveau dans un ballon.

Réussir à préparer une équipe composée de débutants tels que Faqirzada pour évoluer sur la scène mondiale sera compliqué, surtout en sachant qu'il n'y a que trois terrains à disposition et très peu de financements. Mais le pays se prépare à relever un défi encore plus important : la Fédération, qui possède déjà une sélection féminine en volley, est convaincue que l'Afghanistan pourra également aligner un duo féminin sur le sable à l'avenir.

"D'après la Fédération internationale, les joueuses ne sont pas obligées d'adopter la tenue utilisée par les autres nations. Elles pourront donc en choisir une qui répond aux exigences de leur religion".

Pour le moment, Popalzay pense que la réputation du beach volley fait que les entraîneurs s'occuperont uniquement de former des hommes.

"La situation ne nous permet pas d'encourager les familles à jouer au beach volley en Afghanistan. C'est un pays très sensible et nous ne voulons pas que les familles des joueuses de volley leur interdisent de jouer sur le sable en répétant 'regarde-moi ces filles qui jouent au beach volley'."

Copyright Guardian News & Media Ltd 2013





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