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L'haltérophile Marc Huster, fan de volley

 
Marc Huster (à d.) commente un match de volleyball aux côtés de la contreuse-centrale allemande et double médaillée d'argent au Championnat d'Europe Corina Ssuschke-Voigt
Dresde, Allemagne, le 10 mars 2014 – Depuis l'été dernier, le volleyball peut compter sur un fan d'exception en la personne de Marc Huster, ancien haltérophile reconverti en journaliste et commentateur sportif.

Il y a dix jours, il partageait le micro avec la contreuse-centrale Corina Ssuschke-Voigt afin de commenter le match du Dresdner SC, en quête d'une place en finale de la Coupe de volleyball de la CEV. Si son enthousiasme n'a malheureusement pas permis aux Allemandes de battre les Russes de l'Uralochka-NTMK Ekaterinburg, le double médaillé d'argent olympique a néanmoins été conquis.

"Le volleyball me fascine", affirme l'ancien champion du monde de 43 ans. "C'est un sport très dynamique et divertissant qui repose sur des actions rapides. Le système de points est facile à comprendre, même si on voit un match pour la première fois. Et en plus de ça, on affronte un adversaire direct, ce qui apporte davantage d'adrénaline et permet au public de se prendre facilement au jeu", affirme
celui qui prête sa voix à Eurosport lors des championnats d'Europe et du monde d'haltérophilie.

Né à Altdöbern, dans l'ancienne Allemagne de l'Est, Huster a commencé l'haltérophilie très jeune, mais a été familiarisé très tôt avec le volleyball. "Quand on était ados, on jouait au volley pour s'échauffer avant de commencer l'entraînement. Les haltérophiles sont connus pour leur capacité à combiner force et vitesse, et ils ont donc une très bonne détente. En plus de ça, on prenait toujours plaisir à jouer au volley. Donc je m'y connaissais déjà un peu avant que MDR, la chaîne régionale, me demande de suivre ce sport de plus près l'été dernier. Ma première mission a été de couvrir le parcours du Dresdner SC en Ligue des champions de volleyball de la CEV DenizBank 2014."

Si l'haltérophilie et le volley semblent être deux disciplines diamétralement opposées, Huster leur trouve pourtant de nombreux points communs. "Il y a bien évidemment des similitudes, même si ça ne se reflète pas dans les entraînements. Il s'agit plus de l'aspect psychologique, de la mentalité dont il faut faire preuve dans ces deux sports. Quand je suis un match de volley, j'arrive facilement et immédiatement à comprendre ce que les joueurs ressentent sur le terrain. Je sais par quelles émotions ils passent et je comprends leur façon d'analyser certaines situations. Ça ne dépend pas vraiment du sport que l'on pratique, mais plutôt de l'attitude et de l'approche des sportifs professionnels", explique l'intéressé.

Lorsqu'il commente une compétition d'haltérophilie, Huster ne manque jamais d'attirer l'attention des téléspectateurs sur l'importance de la technique, que ça soit pour l'arraché ou l'épaulé-jeté. Selon lui, la force et la puissance ne sont pas les seuls éléments à prendre en compte, même dans les épreuve de force pure. "À ce niveau-là aussi je trouve plusieurs points communs entre le volleyball et l'haltérophilie. Comme je l'ai dit, le volley est un sport très dynamique où chaque attaque, chaque action est différente. Il faut s'adapter rapidement aux conditions de match, savoir où placer le contre, choisir d'attaquer en diagonale, le long de la ligne ou d'amortir pour feinter la défense adverse. Les volleyeurs doivent être capables de se décider en une fraction de seconde. Ils ne peuvent pas se contenter de jouer en force, ils doivent maîtriser et utiliser toute une palette d'actions pour créer la surprise. Il ne faut pas que l'équipe adverse puisse deviner ce qui va se passer. C'est en ça que le volley n'est pas qu'une question de puissance : il faut faire preuve d'intelligence. C'est la même chose pour les haltérophiles : la force ne fait pas tout, il faut également posséder une bonne technique."

Même si le volley est un sport d'équipe alors qu'en haltérophilie on ne peut se reposer que sur sa propre force intérieure et physique, Huster repère encore quelques similarités. "Les haltérophiles ont beau être seuls en compétition, ça ne veut pas dire qu'ils ne créent pas des liens très forts avec les membres de leur équipe à l'entraînement. Il y a donc une cohésion importante avec le groupe. Les haltérophiles fonctionnent comme les volleyeurs : ils se motivent les uns les autres, ils s'entraînent ensemble et ils partagent leurs victoires."

Du haut de ses 173 cm, Huster – qui soulevait jusqu'à 215 kilos – paraît bien petit à côté de volleyeurs. "Il m'arrive d'attraper des torticolis quand je parle avec les filles du Dresdner SC", plaisante Huster. "Mais elles sont avenantes et se penchent vers moi. Parfois, j'attends qu'elles soient assises par terre pour que ça soit plus facile de leur parler. Mais à d'autres moments, je fais valoir mon explosivité et ma détente pour être à hauteur d'œil."

Père de deux enfants dont d'une petite fille née l'an dernier, Huster n'écarte pas la possibilité de les laisser pratiquer un sport à haut niveau. "Je suis convaincu de l'importance du sport car il permet de développer des valeurs. On se familiarise avec l'autodiscipline, le travail d'équipe, la persévérance, l'ambition, l'honnêteté. On apprend également à être responsable, déterminé et régulier. Tous ces éléments sont utiles dans la vie de tous les jours et dans notre société. Le sport est bénéfique pour notre développement personnel. Il permet également d'avoir une vie saine et d'évacuer le stress accumulé lors de notre routine quotidienne. Donc si mes enfants souhaitent un jour embrasser une carrière de sportif, je les y encouragerais et je serais à leurs côtés pour leur transmettre mon expérience et mon savoir."

Enfin, Huster ponctue l'entretien en nous livrant une définition précise du volleyball. "C'est un sport très complexe. Il faut avoir d'excellentes qualités physiques car c'est un sport dynamique mais c'est aussi éprouvant psychologiquement parce qu'il faut prendre des décisions très rapidement. Le fait d'affronter un adversaire direct, placé de l'autre côté du filet, ajoute également à l'attrait de la discipline." Nul doute donc que le volley continuera de jouer un rôle dans la vie de Marc Huster, un hercule certes, mais avant tout un homme sympathique, en passe de devenir le meilleur apôtre du volley.




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