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BEACH VOLLEYBALL NEWS

Sykora : "Ces Mondiaux démontrent que le volleyball continue à grandir"

 
D’après Stacy Sykora, ce sont la volonté de gagner et l’engagement des joueuses américaines qui leur ont permis de décrocher leur premier titre mondial
Lausanne, Suisse, le 22 octobre 2014 – L’ancienne libéro américaine Stacy Sykora a assisté au Championnat du monde FIVB de volleyball féminin Italie 2014, au cours duquel elle a livré ses analyses. La médaillée d’argent aux Jeux olympiques et deux fois vainqueur du Grand prix mondial nous livre son sentiment sur l’ensemble de ce tournoi et en particulier sur la victoire finale historique de l’équipe des États-Unis.

"D’abord, dans un tournoi de ce genre, lorsque deux équipes s’affrontent ce n’est pas toujours la plus forte ou celle qui possède les meilleures joueuses qui l’emporte. C’est la meilleure équipe au sens collectif du terme, le meilleur ensemble de douze joueuses réunies ce jour-là contre cet adversaire. Par exemple, les États-Unis ont lourdement perdu contre l’Italie et tout le monde pensait qu’on aurait droit à un Italie-Brésil en finale. Ce qui me plaît en volleyball, c’est le fait que les résultats des matchs disputés du lundi au vendredi ne veulent rien dire quand on passe au matchs du samedi, qui impliquent un mental entièrement différent. Les Américaines se sont relevées de leur défaite face à l’Italie et ont joué un volleyball parfait pour battre le Brésil. Je pense que ça a été une superbe démonstration de courage et d’abnégation, une illustration de leur volonté de gagner ensemble, en équipe, et de prouver que le passé, c’est le passé. C’était énorme pour moi.

Les États-Unis ont continué de s’améliorer tout au long de la dernière semaine, mais je peux vous assurer que chacune de ces équipes évoluera à un niveau supérieur l’année prochaine en raison de l’expérience accumulée.

C’était bien de voir autant de joueuses avoir leur chance sur le parquet. Parmi les Américaines, il y avait beaucoup de joueuses expérimentées blessées, il a donc fallu beaucoup faire tourner. La Chine a perdu sa contreuse centrale Yunli Xu sur blessure. C’est une grande joueuse, mais à sa place, c’est une joueuse de 18 ans, Xinyue Yuan, qui a joué, et à un niveau ahurissant. J’espère que Yunli Xu va vite récupérer, mais je suis contente que Xinyue Yuan ait pu vivre cette fantastique expérience lors d’un championnat du monde, ça va l’aider à progresser.

La République dominicaine a surpris tout le monde sauf moi. Quand je les ai vues jouer leur premier match, j’ai compris qu’elles avaient connu une progression spectaculaire. Elles sont très athlétiques, ce sera une équipe à surveiller à l’avenir.

Je crois que l’Italie est très forte mais qu’elle n’a pas encore trouvé son six de départ. Il y a douze grandes joueuses dans le groupe, mais c’est justement pour ça que l’identité des titulaires d’entrée n’est pas encore établie. C’est le rêve de n’importe quel entraîneur. C’est l’équipe qui a le meilleur banc, le plus expérimenté, et elle va surprendre beaucoup de gens.

C’est probablement le Brésil qui a le plus à apprendre de cette expérience. Cette équipe tire des leçons de tout. Les Brésiliennes vont étudier le jeu de joueuses américaines, italiennes et chinoises pour comprendre pourquoi elles ont perdu et, surtout, pourquoi les autres équipes ont gagné. Elles vont progresser et forcément s’améliorer. Cet échec au Championnat du monde va leur faire mal, mais c’est un peu comme jeter de l’huile sur le feu : tout ça ne va que les pousser encore plus à réussir.

Elles sont doubles championnes olympiques, c’est un fait impossible à ignorer. Elles ne pourront que s’améliorer. C’est une équipe qui va se relever et devenir encore plus forte.

Pour les États-Unis, le Brésil et l’Italie, il s’est agi d’un effort collectif pendant tout le tournoi. Ces équipes ne disposent pas d’une seule joueuse absolument phénoménale, juste d’un très bon jeu d’équipe. C’est Kim Hill qui a été désignée Meilleure joueuse. Est-ce qu’elle méritait cette récompense ? Oui, absolument. Mais l’équipe américaine est une équipe forte. C’est pour ça que l’équipe la plus forte est celle qui possède le plus d’athlètes accomplies. Je sais que ça paraît évident, mais battre une équipe est plus difficile que de stopper une joueuse en particulier. Je crois que toutes les joueuses de l’effectif l’ont aidée à aller chercher cette récompense et qu’elles étaient aussi fortes qu’elle. Cela dit, elle a été formidable lors de la dernière rencontre.

Ça vaut aussi pour l’Italie. Il n’y a pas une joueuse qui va marquer trente points sur un match et même les joueuses issues du banc apportent un vrai plus à l’équipe.

D’un autre côté, certaines équipes se reposent sur une joueuse clé. La Chine, par exemple, a été emmenée par Ting Zhu, qui est une joueuse phénoménale. Beth De La Cruz est comme Zhu, c’est le cœur de cette équipe dominicaine. L’Azérie Polina Rahimova est elle aussi une joueuse fondamentale pour l’attaque de son équipe. Elle a été en tête du tableau des marqueuses jusqu’aux tout derniers matchs et quand j’ai vu jouer l’Azerbaïdjan, j’ai constaté que toutes les balles passaient par Rahimova.

En tant qu’ancienne libéro, c’était intéressant pour moi de voir comment se sont comportées les meilleures à ce poste. Pour moi, la Dominicaine Brenda Castillo est de loin la meilleure libéro du monde. Il faut aussi compter sur l’Italienne Monica de Gennaro et la Brésilienne Camila Brait bien sûr, c’est d’ailleurs l’Italienne qui a été désignée Meilleure libéro du tournoi. Kayla Banwarth est une bonne libéro pour les États-Unis et son jeu de passes est incroyable. À l’évidence, la défense et les passes sont d’importants aspects du jeu d’une libéro. À mon avis, le plus important, le point le plus crucial en réalité, c’est qu’il s’agit toujours de formidables coéquipières qui se sacrifient pour l’équipe. Avec ou sans la balle.

C’est amusant parce que j’ai disputé mon dernier tournoi avec les États-Unis au championnat du monde en 2010 et je nourris une affection particulière pour cette compétition. Quand on m’a donné l’occasion de travailler avec la FIVB sur ce Mondial et d’aller en Italie, j’ai ressenti ça comme une bénédiction.

J’ai joué en Italie pendant huit saisons, je m’y sens donc comme chez moi. Il est impossible de trouver une meilleure ambiance de volleyball ailleurs. Je crois que je n’ai jamais vu une telle ambiance dans une salle de sports, c’était vraiment incroyable dans la phase finale, surtout quand l’Italie jouait. J’en ai eu des frissons. Même quand les Italiennes étaient menées 10-5, le simple fait de marquer ce sixième point rendait le public fou de foie, comme si l’équipe venait de gagner le championnat du monde.

C’est tout simplement la démonstration du fait que le volleyball continuer à grandir. Ça a été un formidable voyage pour moi, sans compter que j’ai pu être présente pour le couronnement des États-Unis. Après le dernier point, j’ai pu aller sur le parquet et partager quelques moments avec cette équipe. Plus de la moitié des joueuses ont été mes coéquipières, j’ai donc toujours envie qu’elles réussissent au mieux. J’étais là, je les ai encouragées et ça a été comme si j’avais remporté le championnat du monde moi-même. Quand on a joué une fois en équipe nationale américaine de volleyball, on fait partie pour toujours de cette équipe. Pour moi, quel que soit son âge, sa culture, son style de vie ou son sexe, du moment qu’on se consacre à 100 % à quelque chose, ce quelque chose est ensuite gravé en soi pour toute la vie. Tous les anciens athlètes qui ont appartenu à une équipe, qui y ont consacré toutes leurs forces, se sentiront toujours concernés, même un tout petit peu, par une victoire de cette équipe. J’ai donné mon cœur et mon âme au volleyball américain et il en sera toujours ainsi. Quand elles gagnent, je gagne moi aussi."

Après ses débuts en 1999 pour l’équipe nationale américaine, Stacy Sykora est devenue l’un des visages les plus connus du volleyball international féminin. Elle a disputé trois Jeux olympiques avec à la clé une quatrième place (2000), une cinquième place (2004) et une médaille d’argent (2008) ; elle a également remporté une médaille d’argent au Championnat du monde FIVB en 2002. Elle a dû renoncer aux Jeux olympiques de Londres 2012 après avoir subi en 2011 un accident de bus qui a failli lui coûter la vie alors qu’elle jouait pour un club brésilien. Le 31 juillet 2013, Stacy a officiellement annoncé la fin de sa carrière internationale. Elle relève aujourd’hui un nouveau défi en tant qu’entraîneur dans le cadre de l’USA Volleyball High Performance Program.


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