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la super-marqueuse Bethania de la Cruz et la libéro Brenda Castillo, ainsi
que Milagros, ailière rescapée de la campagne olympique d’Athènes 2004.
La génération Cabral a coïncidé avec le début du projet de développement
en République dominicaine qui a hissé l’équipe féminine de volleyball parmi
les meilleures du monde. « Il n’y a qu’à regarder les résultats des Jeux
olympiques », dit Milagros. « En 2004, nous sommes arrivées à Athènes
en se disant “Waouh ! C’est les Jeux !” Et aujourd’hui, nous formons un
collectif plus solide ».
Milagros, dont le portrait géant ornait tous les murs de Londres, a
représenté le volleyball dominicain aux quatre coins du globe, après une
carrière professionnelle qui l’a conduite en Espagne, en Italie, en Russie, en
Corée du Sud et à Porto Rico. « C’est une grosse satisfaction de faire partie
de ce groupe de joueurs », dit-elle à propos de la campagne des Héros. «
C’est un rêve qui se réalise ».
«
Cela a également beaucoup de signification pour mon pays, car grâce aux
Héros, je peux inspirer de nombreux enfants de République dominicaine qui
rêve d’être à ma place. Il y a des enfants qui rêvent tous les jours de devenir
des héros. Je leur donne un coup de pouce. Je me sens vraiment comme
Superman. Quand j’étais jeune, je poursuivais un rêve et aujourd’hui, ce
rêve, je l’ai atteint ».
Londres a cependant fait office d’ultime voyage pour cette rêveuse d’un
genre particulier. « Je vais laisser ma place à la relève », dit-elle. « Vous
pouvez me croire, les jeunes joueuses qui arrivent sont vraiment fortes
et tout le monde parlera de ces filles dans les prochaines années. Je vais
maintenant me consacrer à des études de gestion du sport et j’essaierai
d’aider les gamins des banlieues, chez moi. Je voudrais qu’ils concrétisent
leurs propres rêves ».
«
Il y a des enfants qui rêvent tous les jours de devenir des héros. Je leur donne
un coup de pouce. Je me sens vraiment comme Superman »
«
Les jeunes joueuses qui arrivent sont vraiment fortes et tout le monde parlera
de ces filles dans les prochaines années »