CAVB
Lydia Oulmou, capitaine de l’Algérie, a été ravie de sa seconde
apparition aux Jeux olympiques, et même si son équipe a perdu
tous ses matches à Earls Court, la première Héroïne africaine de
la FIVB n’oubliera pas de sitôt l’expérience.
Lydia faisait partie de la délégation algérienne composée de 39 athlètes
de 12 sports. « Nous avons apprécié de nous retrouver ensemble au
village olympique avec d’autres sportifs de notre pays », dit la contreuse
centrale âgée de 26 ans. « Nous avons en commun la responsabilité
de représenter notre pays et aussi la même passion et le même
engagement pour le sport ».
«
L’Algérie a effectué ses débuts olympiques en volleyball il y a quatre
ans, mais ce groupe évolue ensemble depuis 2001 », explique-t-elle.
«
Nous avons fait un sacré bout de chemin durant les dix dernières
années, en participant à toutes les épreuves africaines et internationales
majeures. Mais être aux Jeux, c’est très particulier pour nous toutes ».
Lydia Oulmou joue en France, à Istres, depuis huit ans, mais elle va
mettre le cap sur Valenciennes cette saison. « Mon séjour en France m’a
permis de mûrir et de m’affirmer en tant que joueuse, et j’ai envie de
partager cette connaissance et cette expérience avec d’autres membres
de l’équipe nationale ».
Quelques jeunes joueuses ont été incorporées au groupe en vue de
Londres 2012, une bonne chose selon Lydia. « J’espère que cette
expérience les motivera », dit-elle, « dans la mesure où elles sont
censées prendre le groupe en mains pour le prochain cycle olympique ».
Oulmou montre la
voie à l’Afrique
«
Si le bonheur, c’est simplement
d’être la meilleure équipe d’Afrique,
alors nos équipes ne combleront
jamais le fossé séparant le
volleyball africain des meilleures
formations du monde »
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Lydia Oulmou (à l’extrême droite) et son
équipe, en liesse sur le terrain à Londres
Lydia Oulmou est la
première Africaine à devenir
Héroïne de la FIVB