41
talons et sont sortis à l’issue du deuxième set. Mais ceux qui sont restés
sont de véritables supporters. Je pense que nous avons montré notre
personnalité ».
Tetyukhin estime que la Russie méritait ce succès depuis longtemps.
«
Nous avons toujours aligné une équipe solide aux Jeux olympiques.
J’y ai participé cinq fois et à quatre reprises, nous avions une équipe
capable de décrocher l’or. La seule fois où nous étions plus faibles que
nos adversaires, c’était à Atlanta où l’Italie et les Pays-Bas évoluaient
plusieurs tons au-dessus ».
Les Russes caracolent désormais en tête du classement des médailles
olympiques avec 10 unités (quatre d’or, trois d’argent et trois de bronze),
soit le double de leurs poursuivants immédiats, le Brésil (deux d’or et
trois d’argent) et l’Italie (deux d’argent et trois de bronze). Le triomphe
olympique de la Russie, venant après sa victoire de l’an dernier en Ligue
mondiale où elle avait détrôné le Brésil en finale, vient appuyer son
statut d’équipe la plus forte de la planète. Et dans la perspective de
la prochaine échéance important, la Ligue mondiale 2013, qui oserait
parier aujourd’hui qu’Alekno et ses poulains ne conserveront pas leur
couronne ?
Sergey Grankin (No 5) et Alexander Volkov faisaient tous deux partie de
l’équipe de Russie médaillée de bronze en 2008
Taras Khtey, le capitaine russe ici en action en poule contre la Serbie, a remporté
le bronze à Athènes en 2004, mais n’était pas présent il y a quatre ans
Vladimir Alekno, entraîneur victorieux : « C’est une sorte d’explosion
émotionnelle que nous préparons depuis plus de trente ans »