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À la rencontre de leurs supporters, plus tôt dans la compétition
La rigueur et l’efficacité des performances de Brink et de Reckermann ont été
fascinantes à observer. Il y a trois ans aux championnats dumonde, la paire avait
été gagnée par une véritable frénésie et la pure euphorie du moment l’avait
portée jusqu’à la victoire. Là, au contraire, c’est leur classe pure qui a dicté le
cours du match. « À Stavanger, nous avons acquis les outils de base essentiels
à notre jeu, et jusqu’à Londres, nous avons ensuite travaillé en permanence
pour élargir notre répertoire », indique Jürgen Wagner, l’entraîneur.
Un autre facteur décisif de leur triomphe réside dans leur contrôle
émotionnel. « Nous travaillons également là-dessus depuis des années »,
ajoute Wagner. Même Brink qui s’enflamme tant habitude, s’est abstenu de
toute démonstration. « Il arrive maintenant à canaliser toutes ses émotions
vers son jeu et vers l’objectif de battre l’adversaire », dit encore Wagner. «
C’est une étape majeure à mon avis ».
Tactiquement et techniquement, les performances de Brink et de
Reckermann ont été extrêmement affinées à tous les niveaux. Tout s’est
enchaîné à la perfection. Les Européens ont réussi là où la plupart des
compétiteurs éprouvent des difficultés, en ce sens qu’ils ont atteint leur
pic de forme exactement au bon moment. « Notre timing était parfait »,
reconnaît Brink. « Nous avons toujours joué exactement comme nous le
voulions quand cela s’est avéré nécessaire ».
À 14-11 dans la manche décisive, les Allemands ont gaspillé trois balles
de match mais ont malgré tout réussi à marquer les deux points dont
ils avaient besoin pour coiffer la couronne olympique.
«
C’est un sentiment
extraordinairement puissant,
c’est de la joie pure »
C’était la première fois qu’une équipe européenne
décrochait le titre olympique de beach volley